Faut-il acheter ou louer en Suisse ?
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Comment l’abolition de la valeur locative renforce l’attrait de la propriété
Acheter ou louer à Genève est une question centrale pour de nombreux ménages. Dans un marché immobilier caractérisé par des prix élevés, une offre limitée et une pression constante sur les loyers, la décision dépasse largement une simple comparaison de coûts mensuels.
L’éventuelle abolition de la valeur locative en Suisse pourrait toutefois rebattre les cartes et renforcer durablement l’attrait de l’achat immobilier, en particulier à Genève où la pénurie de logements est structurelle.
Acheter ou louer à Genève : un choix fortement influencé par la fiscalité
En Suisse, les propriétaires occupants sont soumis à la valeur locative, un revenu fictif correspondant au loyer théorique du logement occupé. Ce montant est intégré au revenu imposable, même en l’absence de revenu réel.
Ce mécanisme visait historiquement à maintenir une équité fiscale entre locataires et propriétaires.Mais dans un contexte marqué par la hausse des taux d’intérêt, l’augmentation du coût du logement et une pression accrue sur le pouvoir d’achat, ce système est de plus en plus contesté.
Suppression de la valeur locative : quel impact pour les propriétaires à Genève ?
L’abolition de la valeur locative aurait un impact direct sur le budget des propriétaires occupants.
À Genève, pour un appartement dont le loyer de marché avoisine CHF 3’000 par mois, la valeur locative imposable peut représenter CHF 21’000 à 25’000 par an.Sa suppression permettrait une amélioration immédiate du revenu disponible, en particulier pour :
les ménages faiblement endettés
les propriétaires ayant déjà amorti une partie de leur hypothèque
les foyers proches de la retraite
Même si certaines déductions fiscales (intérêts hypothécaires, frais d’entretien) pourraient être ajustées, le bilan reste globalement favorable sur le long terme, notamment dans une logique patrimoniale.
Marché immobilier genevois : chiffres clés pour comparer acheter ou louer
Toute réflexion sur l’achat immobilier à Genève doit s’appuyer sur les réalités du marché local.
Prix et loyers à Genève
Prix moyen d’un appartement :entre CHF 13’000 et CHF 15’000 par m², selon la localisation et l’état du bien
Loyer moyen :environ CHF 420 à CHF 480 par m² et par an, soit CHF 2’800 à 3’200 par mois pour un logement de 70 m²
Taux de vacance :inférieur à 0,5 %, l’un des plus bas de Suisse
Conditions de financement
Taux hypothécaires :environ 2,0 % à 2,5 % pour des hypothèques fixes sur 5 à 10 ansenviron 1,8 % à 2,2 % pour des financements indexés au SARON
Fonds propres requis :20 % du prix d’achat, dont au moins 10 % hors deuxième pilier
Ces chiffres montrent que la location reste coûteuse à Genève, tandis que l’achat immobilier demeure exigeant mais structurellement soutenu par la rareté de l’offre.
Acheter un bien immobilier à Genève : une logique de long terme
Acheter à Genève n’est pas une décision opportuniste. Elle devient pertinente lorsque :
l’horizon de détention dépasse 10 à 15 ans
la situation professionnelle et financière est stable
le bien est situé dans un secteur durablement attractif
Dans un canton marqué par une pénurie chronique de logements, la propriété immobilière bien située conserve un fort potentiel de valorisation et joue un rôle clé dans la constitution d’un patrimoine.
Acheter ou louer à Genève : quelle stratégie adopter ?
À court terme, louer reste souvent la solution la plus flexible, notamment pour les profils mobiles, les jeunes actifs ou les ménages disposant de peu de fonds propres.
À long terme, en revanche, plusieurs facteurs renforcent clairement l’attrait de l’achat immobilier à Genève :
une offre foncière extrêmement limitée
une pression durable sur les loyers
un taux de vacance historiquement bas
et la perspective de la suppression de la valeur locative
Dans ce contexte, acheter à Genève devient avant tout un choix stratégique, fondé sur la qualité de l’emplacement, la durabilité du projet et une vision patrimoniale à long terme.
Conclusion
Dans un marché immobilier aussi contraint que celui de Genève, la question « acheter ou louer » ne peut être tranchée de manière universelle.Mais à horizon long, la combinaison de la pénurie de logements, de la stabilité du marché genevois et de l’évolution du cadre fiscal renforce clairement l’intérêt de la propriété immobilière pour les ménages capables de se projeter durablement.




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